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F UT FA, F FA UT, ou simplement F:
Quatri鑪e son de la gamme diatonique et naturelle, lequel s'appelle autrement <>.(Voyez GAMME.)
C'est aussi le nom de la plus basse des trois clefs de la musique.(Voyez CLEF.)

FACE,s.f.:
Combinaison, ou des sons d'un accord en commen軋nt par un de ces sons et prenant les autres selon leur suite naturelle, ou des touches du clavier qui forment le m麥e accord. D'o il suit qu'un accord peut avoir autant de <> qu'il y a de sons qui le composent ; car chacun peut 黎re le premier son tour.
L'accord parfait <> a trois <>. Par la premi鑽e, tous les doigts sont rang駸 par tierce, et la tonique est sous l'index : par la seconde, <>, il y a une quarte entre les deux derniers doigts, et la tonique est sous le dernier : par la troisi鑪e, <>, la quarte est entre l'index et le quatri鑪e, et la tonique est sous celui-ci.(Voyez RENVERSEMENT.)
Comme les accords dissonants ont ordinairement quatre sons, ils ont aussi quatre <>, qu'on peut trouver avec la m麥e facilit.(Voyez DOIGTER.)

FACTEUR,s.m.:
Ouvrier qui fait des orgues ou des clavecins.

FANFARE,s.f.:
Sorte d'air militaire, pour l'ordinaire court et brillant, qui s'ex馗ute par des trompettes, et qu'on imite sur d'autres instruments. La <> est commun駑ent deux dessus de trompettes accompagn馥s de timbales ; et, bien ex馗ut馥, elle a quelque chose de martial et de gai qui convient fort son usage. De toutes les troupes de l'Europe, les allemandes sont celles qui ont les meilleurs instruments militaires ; aussi leurs marches et <> font-elles un effet admirable. C'est une chose remarquer que dans tout le royaume de France il n'y a pas un seul trompette qui sonne juste, et la nation la plus guerri鑽e de l'Europe a les instruments militaires les plus discordants ; ce qui n'est pas sans inconv駭ient. Durant les derni鑽es guerres, les paysans de Boh鑪e, d'Autriche et de Bavi鑽e, tous musiciens n駸, ne pouvant croire que les troupes r馮l馥s eussent des instruments si faux et si d騁estables, prirent tous ces vieux corps pour de nouvelles lev馥s qu'ils commenc鑽ent m駱riser, et l'on ne saurait dire combien de braves gens des tons faux ont cot la vie. Tant il est vrai que, dans l'appareil de la guerre, il ne faut rien n馮liger de ce qui frappe les sens!

FANTAISIE,s.f.:
Pi鐵e de musique instrumentale qu'on ex馗ute en la composant. Il y a cette diff駻ence du <> la <>, que le caprice est un recueil d'id馥s singuli鑽es et disparates que rassemble une imagination 馗hauff馥, et qu'on peut m麥e composer loisir ; au lieu que la <> peut 黎re une pi鐵e tr鑚 r馮uli鑽e, qui ne diff鑽e des autres qu'en ce qu'on l'invente en l'ex馗utant, et qu'elle n'existe plus sitt qu'elle est achev馥. Ainsi le caprice est dans l'esp鐵e et l'assortiment des id馥s, et la <> dans leur promptitude se pr駸enter. Il suit de l qu'un caprice peut fort bien s'馗rire, mais jamais une <> ; car sitt qu'elle est 馗rite ou r駱騁馥, ce n'est plus une <>, c'est une pi鐵e ordinaire.

FAUCET.(Voyez FAUSSET.)

FAUSSE-QUARTE.(Voyez QUARTE.)

FAUSSE-QUINTE,s.f.:
Intervalle dissonant appel par les Grecs <>, dont les deux termes sont distants de quatre degr駸 diatoniques, ainsi que ceux de la quinte juste, mais dont l'intervalle est moindre d'un semi-ton ; celui de la quinte 騁ant de deux tons majeurs, d'un ton mineur, et d'un semi-ton majeur, et celui de la <> seulement d'un ton majeur, d'un ton mineur, et de deux semi-tons majeurs. Si, sur nos claviers ordinaires, on divise l'octave en deux parties 馮ales, on aura d'un ct la <>, comme <>, et de l'autre le triton, comme <> : mais ces deux intervalles, 馮aux en ce sens, ne le sont ni quant au nombre des degr駸, puisque le triton n'en a que trois ; ni dans la pr馗ision des rapports, celui de la <> 騁ant de 45 64, et celui du triton de 32 45.
L'accord de <> est renvers de l'accord dominant, en mettant la note sensible au grave. Voyez au mot ACCORD comment celui-l s'accompagne.
Il faut bien distinguer la <> dissonance, de la <>, r駱ut馥 consonance, et qui n'est alt駻馥 que par accident.(Voyez QUINTE.)

FAUSSE-RELATION,s.f.:
Intervalle diminu ou superflu.(Voyez RELATION.)

FAUSSET,s.m.:
C'est cette esp鐵e de voix par laquelle un homme, sortant l'aigu du diapason de sa voix naturelle, imite celle de la femme. Un homme fait peu pr鑚, quand il chante le <>, ce que fait un tuyau d'orgue quand il octavie.(Voyez OCTAVIER.)
Si ce mot vient du fran軋is <> oppos <>, il faut l'馗rire comme je fais ici, en suivant l'orthographe de l'Encyclop馘ie : mais s'il vient, comme je le crois, du latin, <>, la gorge, il fallait, au lieu des deux <> qu'on a substitu馥s, laisser le <> que j'y avais mis : <>.

FAUX,adj.et adv.:
Ce mot est oppos <>. On chante <> quand on n'entonne pas les intervalles dans leur justesse, qu'on forme des sons trop hauts ou trop bas.
Il y a des voix <>,des cordes <>, des instruments <>. Quant aux voix, on pr騁end que le d馭aut est dans l'oreille et non dans la glotte. Cependant j'ai vu des gens qui chantaient tr鑚 <>, et qui accordaient un instrument tr鑚 juste. La fausset de leur voix n'avait donc pas sa cause dans leur oreille. Pour les instruments, quand les tons en sont <>, c'est que l'instrument est mal construit, que les tuyaux en sont mal proportionn駸, ou les cordes <>, ou qu'elles ne sont pas d'accord ; que celui qui en joue touche <>, ou qu'il modifie mal le vent ou les l钁res.
FAUX-ACCORD:
Accord discordant, soit parce qu'il contient des dissonances proprement dites, soit parce que les consonances n'en sont pas justes.(Voyez ACCORD-FAUX.)

FAUX-BOURDON,s.m.:
Musique plusieurs parties, mais simple et sans mesure, dont les notes sont presque toutes 馮ales et dont l'harmonie est toujours syllabique. C'est la psalmodie des catholiques romains chant馥 plusieurs parties. Le chant de nos psaumes quatre parties peut aussi passer pour une esp鐵e de faux-bourdon, mais qui proc鐡e avec beaucoup de lenteur et de gravit.

FEINTE,s.f.:
Alt駻ation d'une note ou d'un intervalle par un di鑚e ou par un b駑ol. C'est proprement le nom commun et g駭騁ique du di鑚e et du b駑ol accidentels. Ce mot n'est plus en usage ; mais on ne lui en a point substitu. La crainte d'employer des tours surann駸 駭erve tous les jours notre langue, la crainte d'employer de vieux mots l'appauvrit tous les jours : ses plus grands ennemis seront toujours les puristes.
On appelait aussi <> les touches chromatiques du clavier, que nous appelons aujourd'hui touches blanches, et qu'autrefois on faisait noires, parce que nos grossiers anc黎res n'avaient pas song faire le clavier noir, pour donner de l'馗lat la main des femmes. On appelle encore aujourd'hui <> celles de ces touches qui sont bris馥s pour suppl馥r au ravalement.

FESTE,s.f.:
Divertissement de chant et de danse qu'on introduit dans un acte d'op駻a, et qui interrompt ou suspend toujours l'action.
Ces <> ne sont amusantes qu'autant que l'op駻a m麥e est ennuyeux. Dans un drame int駻essant et bien conduit, il serait impossible de les supporter.
La diff駻ence qu'on assigne l'Op駻a entre les mots de <> et de <>, est que le premier s'applique plus particuli鑽ement aux trag馘ies, et le second aux ballets.

FI:
Syllabe avec laquelle quelques musiciens solfient le <> di鑚e, comme ils solfient par <> le <> b駑ol ; ce qui parat assez bien entendu.(Voyez SOLFIER.)

FIGURノ:
Cet adjectif s'applique aux notes ou l'harmonie : aux notes, comme dans ce mot, <>, pour exprimer une basse dont les notes portant accord sont subdivis馥s en plusieurs autres notes de moindre valeur, (Voyez BASSE-FIGURノE.) : l'harmonie, quand on emploi, par supposition et dans une marche diatonique, d'autres notes que celles qui forment l'accord. (Voyez HARMONIE-FIGURノE et SUPPOSITION.)

FIGURER, v.a.:
C'est passer plusieurs notes une ; c'est faire des doubles, des variations ; c'est ajouter des notes au chant de quelque mani鑽e que ce soit : enfin c'est donner aux sons harmonieux une figure de m駘odie, en les liant par d'autres sons interm馘iaires.(Voyez DOUBLE, FLEURTIS, HARMONIE-FIGURノE.)

FILER UN SON, c'est en chantant m駭ager sa voix, en sorte qu'on puisse le prolonger longtemps sans reprendre haleine. Il y a deux mani鑽es de <> un son : la premi鑽e en le soutenant toujours 馮alement ; ce qui se fait pour l'ordinaire sur les tenues o l'accompagnement travaille : la seconde en le renfor軋nt ; ce qui est plus usit dans les passages et roulades. La premi鑽e mani鑽e demande plus de justesse, et les Italiens la pr馭鑽ent ; la seconde a plus d'馗lat et plat davantage aux Fran軋is.

FIN,s.f.:
Ce mot se place quelquefois sur la finale de la premi鑽e partie d'un rondeau, pour marquer qu'ayant repris cette premi鑽e partie, c'est sur cette finale qu'on doit s'arr黎er et finir. (Voyez RONDEAU.)
On n'emploie plus gu鑽e ce mot cet usage, les Fran軋is lui ayant substitu le point final, l'exemple des Italiens.(Voyez POINT-FINAL.)

FINALE,s.f.:
Principale corde du mode qu'on appelle aussi tonique, et sur laquelle l'air ou la pi鐵e doit finir.(Voyez MODE.)
Quand on compose plusieurs parties, et surtout des choeurs, il faut toujours que la basse tombe en finissant sur la note m麥e de la finale. Les autres parties peuvent s'arr黎er sur sa tierce ou sa quinte. Autrefois c'騁ait une r鑒le de donner toujours la fin d'une pi鐵e la tierce majeure la <>, m麥e en mode mineur ; mais cet usage a 騁 trouv de mauvais got et tout--fait abandonn.
FIXE,adj.:
Cordes ou sons fixes ou stables.(Voyez SON, STABLE.)

FLATTノ,s.m.:
Agr駑ent du chant fran軋is, difficile d馭inir ; mais dont on comprendra suffisamment l'effet par un exemple. (Voyez Planche B, Figure 13, au mot FLATTノ.)

FLEURTIS,s.m.:
Sorte de contre-point figur, lequel n'est point syllabique ou note sur note. C'est aussi l'assemblage de divers agr駑ents dont on orne un chant trop simple. Ce mot a vieilli en tout sens.(Voyez BRODERIES, DOUBLES, VARIATIONS, PASSAGES.)

FOIBLE,adj.:
Temps <>.(Voyez TEMPS.)

FONDAMENTAL,adj.:
Son <> est celui qui sert de fondement l'accord ; (Voyez ACCORD.) ou au ton ; (Voyez TONIQUE.) Basse-<> est celle qui sert de fondement l'harmonie. (Voyez BASSE-FONDAMENTALE.) Accord <> est celui dont la basse est fondamentale, et dont les sons sont arrang駸 selon l'ordre de leur g駭駻ation : mais comme cet ordre 馗arte extr麥ement les parties, on les rapproche par des combinaisons ou renversements, et pourvu que la basse reste la m麥e, l'accord ne laisse pas pour cela de porter le nom de <>. Tel est, par exemple, cet accord <>, renferm dans un intervalle de quinte : au lieu que dans l'ordre de sa g駭駻ation <>, il comprend une dixi鑪e et m麥e une dix-septi鑪e ; puisque l'<> n'est pas la quinte de <>, mais l'octave de cette quinte.

FORCE,s.f.:
Qualit du son appel馥 aussi quelquefois <>, qui le rend plus sensible et le fait entendre de plus loin. Les vibrations plus ou moins fr駲uentes du corps sonore sont ce qui rend le son aigu ou gave ; leur plus grand ou moindre 馗art de la ligne de repos, est ce qui rend fort ou faible. Quand cet 馗art est trop grand et qu'on force l'instrument ou la voix, (Vouez FORCER.) le son devient bruit et cesse d'黎re appr馗iable.

FORCER la voix, c'est exc馘er en haut ou en bas son diapason, ou son volume force d'haleine ; c'est crier au lieu de chanter. Tout voix qu'on force perd sa justesse : cela arrive m麥e aux instruments o l'on <> l'archet ou le vent ; et voil pour quoi les Fran軋is chantent rarement juste.

FORLANE,s.f.:
Air d'une danse du m麥e nom commence Venise, surtout parmi les gondoliers. Sa mesure est 6/8 ; elle se bat gaiement, et la danse est aussi fort gaie. On l'appelle <> parce qu'elle a pris naissance dans le Frioul, dont les habitants s'appellent <>.

FORT,adj.:
Ce mot s'馗rit dans les parties, pour marquer qu'il faut forcer le son avec v馼駑ence, mais sans le hausser ; chanter pleine voix, tirer de l'instrument beaucoup de son : ou bien il s'emploie pour d騁ruire l'effet du mot <> employ pr馗馘emment.
Les Italiens ont encore superlatif <>, dont on n'a gu鑽e besoin dans la musique fran軋ise ; car on y chante ordinairement <>.

FORT,adj.;
Temps fort.(Voyez TEMPS.)

FORTE-PIANO.:
Substantif italien compos, et que les musiciens devraient franciser, comme les peintres ont francis celui de <>, en adoptant l'id馥 qu'il exprime. Le <> est l'art d'adoucir et renforcer les sons dans la m駘odie imitative, comme on fait dans la parole qu'elle doit imiter. Non-seulement quand on parle avec chaleur on ne s'exprime point toujours sur le m麥e ton ; mais on ne parle pas toujours avec le m麥e degr de force. La musique, en imitant la vari騁 des accents et les tons, doit donc imiter aussi les degr intenses ou remisses de la parole, et parler tantt doux, tantt fort, tantt demi-voix ; et voil ce qu'indique en g駭駻al le mot <>.

FRAGMENS:
On appelait aussi l'Op駻a de Paris le choix de trois ou quatre actes de ballet, qu'on tire de divers op駻a, et qu'on rassemble, quoiqu'ils n'aient aucun rapport entre eux, pour 黎re repr駸ent駸 successivement le m麥e jour, et remplir, avec leurs entr'actes, la dur馥 d'un spectacle ordinaire. Il n'y a qu'un homme sans got qui puisse imaginer un pareil ramassis, et qu'un th鰾tre sans int駻黎 o l'on puisse le supporter.

FRAPPノ,adj.pris subst.:
C'est le temps o l'on basse la main ou le pied, et o l'on frappe pour marquer la mesure.(Voyez THESIS.) On ne frappe ordinairement du pied que le premier temps de chaque mesure ; mais ceux qui coupent en deux la mesure quatre, frappent aussi le troisi鑪e. En battant de la main la mesure, les Fran軋is ne frappent jamais que le premier temps, et marquent les autres par divers mouvements de main : mais les Italiens frappent les deux premiers de la mesure trois, et l钁ent le troisi鑪e ; ils frappent de m麥e les deux premiers de la mesure quatre, et l钁ent les deux autres. Ces mouvements sont plus simples et semblent plus commodes.

FREDON,s.m.:
Vieux mot qui signifie un passage rapide et presque toujours diatonique de plusieurs notes sur la m麥e syllabe ; c'est peu pr鑚 ce que l'on a depuis appel <>, avec cette diff駻ence que la roulade dure davantage et s'馗rit, au lieu que le <> n'est qu'une courte addition de got ; ou, comme on disait autrefois, une <> que le chanteur fait sur quelque note.

FREDONNER,v.n.et a.;
Faire des <>. Ce mot est vieux et ne s'emploie plus qu'en d駻ision.

FUGUE,s.f.:
Pi鐵e ou morceau de musique o l'on traite, selon certaines r鑒les d'harmonie et de modulation, un chant appel <>, en le faisant passer successivement et alternativement d'une partie une autre.
Voici les principales r鑒les de la <>, dont les unes lui sont propres, et les autres communes avec l'imitation.
I. Le sujet proc鐡e de la tonique la dominante ou de la dominante la tonique, en montant ou en descendant.
II. Toute <> a sa r駱onse dans la partie qui suit imm馘iatement celle qui a commenc.
III. Cette r駱onse doit rendre le sujet la quarte ou la quinte, et par mouvement semblable, le plus exactement qu'il est possible ; proc馘ant de la dominante la tonique, quand le sujet s'est annonc de la tonique la dominante ; et <>. Une partie peut aussi reprendre le m麥e sujet l'octave ou l'unisson de la pr馗馘ente : mais alors c'est r駱騁ition plutt qu'une v駻itable r駱onse.
IV. Comme l'octave se divise en deux parties in馮ales dont l'une comprend quatre degr駸 en montant de la tonique la dominante, et l'autre seulement trois en continuant de monter de la dominante la tonique, cela oblige d'avoir 馮ard cette diff駻ence dans l'expression du sujet, et de faire quelque changement dans la r駱onse, pour ne pas quitter les cordes essentielles du mode. C'est autre chose quand on se propose de changer de ton ; alors l'exactitude m麥e de la r駱onse prise sur une autre corde produit les alt駻ations propres ce changement.
V. Il faut que la <> soit dessin馥 de telle sorte que la r駱onse puisse entrer avant la fin du premier chant, afin qu'on entende en partie l'une et l'autre la fois, que par cette anticipation le sujet se lie pour ainsi dire lui-m麥e, et que l'art du compositeur se montre dans ce concours. C'est se moquer que de donner pour <> un chant qu'on ne fait que promener d'une partie l'autre, sans autre g麩e que de l'accompagner ensuite sa volont. cela m駻ite tout au plus le nom d'imitation.(Voyez IMITATION.)
Outre ces r鑒les, qui sont fondamentales, pour r騏ssir dans ce genre de composition, il y en a d'autres qui, pour n'黎re que de got, n'en sont pas moins essentielles. Les <>, en g駭駻al, rendent la musique plus bruyante qu'agr饌ble ; c'est pourquoi elles conviennent mieux dans les choeurs que partout ailleurs. Or comme leur principal m駻ite est de fixer toujours l'oreille sur le chant principal ou sujet, qu'on fait pour cela passer incessamment de partie en partie, et de modulation en modulation ; le compositeur doit mettre tous ses soins rendre toujours ce chant bien distinct, ou emp鹹her qu'il ne soit 騁ouff ou confondu parmi les autres parties. Il y a pour cela deux moyens ; l'un dans le mouvement qu'il faut sans cesse contraster ; de sorte que, si la marche de la <> est pr馗ipit, les autres parties proc鐡ent pos駑ent par des notes longues ; et au contraire, si la <> marche gravement, que les accompagnements travaillent davantage. Le second moyen est d'馗arter l'harmonie, de peur que les autres parties, s'approchant trop de celle qui chante le sujet, ne se confondent avec elle, et ne l'emp鹹hent de se faire entendre assez nettement ; en sorte que ce qui serait un vice partout ailleurs devient ici une beaut.
<> ; voil la grande r鑒le commune qu'il faut souvent pratiquer par des moyens diff駻ents. Il faut choisir les accords, les intervalles, afin qu'un certain son, et non pas un autre, fasse l'effet principal ; <>. Il faut quelquefois mettre en jeu des instruments ou des voix d'esp鐵e diff駻ente, afin que la partie qui doit dominer se distingue plus ais駑ent ; <>. Une autre attention non moins n馗essaire, est, dans les divers enchanements de modulation qu'am鈩e la marche et le progr鑚 de la <>, de faire que toutes ces modulations se correspondent la fois dans toute les parties, de lier le tout dans son progr鑚 par une exacte conformit de ton, de peur qu'une partie 騁ant dans un ton et l'autre dans un autre, l'harmonie enti鑽e ne soit dans aucun, et ne pr駸ente plus d'effet simple l'oreille, ni d'id馥 simple l'esprit ; <>. En un mot, dans toute <>, la confusion de m駘odie et de modulation est en m麥e temps ce qu'il y a de plus craindre et de plus difficile 騅iter ; et le plaisir que donne ce genre de musique tant toujours m馘iocre, on peut dire qu'une belle <> est l'ingrat chef-d'oeuvre d'un bon harmoniste.
Il y a encore plusieurs autres mani鑽es de <> ; comme les <>, appel馥s <>, les <>, les <>, ou <>, qu'on peut voir chacune son mot, et qui servent plus 騁aler l'art des compositions qu' flatter l'oreille des 馗outants.
<>, du latin <> ; parce que les parties, partant ainsi successivement semblent se fuir et se poursuivre l'une l'autre.

FUGUE RENVERSノE:
C'est une <> dont la r駱onse se fait par mouvement contraire celui du sujet.(Voyez CONTRE-FUGUE.)

FUSノE,s.f.:
Trait rapide et continu qui monte ou descend pour joindre diatoniquement deux notes un grand intervalle l'une de l'autre.(Voyez Pl.C, Figure 4.) A moins que la <> ne soit not馥, il faut, pour l'ex馗uter, qu'une des deux notes extr麥es ait une dur馥 sur laquelle on puisse passer la <> sans alt駻er la mesure.

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