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G RE SOL, G SOL RE UT, ou simplement G:
Cinqui鑪e son de la gamme diatonique, lequel s'appelle autrement sol. (Voyez GAMME.)
C'est aussi le nom de la plus haute des trois clefs de la musique.(Voyez CLEF.)

GAI,adv.:
Ce mot, 馗rit au-dessus d'un air ou d'un morceau de musique, indique un mouvement moyen entre le vite et le mod駻 : il r駱ond au mot italien allegro, employ pour le m麥e usage.(Voyez ALLEGRO.)
Ce mot peut s'entendre aussi du caract鑽e d'une musique, ind駱endamment du mouvement.

GAILLARDE,s.f.:
Air trois temps gais d'une danse de m麥e nom. On la nommait autrefois romanesque, parce qu'elle nous est, dit-on, venue de Rome, ou du moins d'Italie.
Cette danse est hors d'usage depuis longtemps. Il en est rest seulement un pas appel, pas de gaillarde.

GAMME, GAMM'UT,ou GAMMA-UT:
Table ou 馗helle invent馥 par Gui l'Ar騁in, sur laquelle on apprend nommer et entonner juste les degr駸 de l'octave par les six notes de musique ut re mi fa sol la, suivant toutes les dispositions qu'on peut leur donner ; ce qui s'appelle solfier. (Voyez ce mot.)
La gamme a aussi 騁 nomm馥 main harmonique, parce que Gui employa d'abord la figure d'une main, sur les doigts de laquelle il rangea ses notes, pour montrer les rapports de ses hexacordes avec les cinq t騁racordes des Grecs. Cette main a 騁 en usage pour apprendre nommer les notes jusqu' l'invention du si qui a aboli chez nous les muances, et par cons駲uent la main harmonique qui sert les expliquer.
Gui l'Ar騁in ayant, selon l'opinion commune, ajout au diagramme des Grecs un t騁racorde l'aigu, et une corde au grave, ou plutt, selon Meibomius, ayant, par ces additions, r騁abli ce diagramme dans son ancienne 騁endue, il appela cette corde grave hypoproslambanomenos, et la marqua par le * des Grecs ; et comme cette lettre se trouva ainsi la t黎e de l'馗helle, en pla軋nt dans le haut les sons graves, selon la m騁hode des anciens, elle a fait donner cette 馗helle le nom barbare de gamme.
Cette gamme donc,dans toute son 騁endue, 騁ait compos馥 de vingt cordes ou notes, c'est--dire, de deux octaves et d'une sixte majeure. Ces cordes 騁aient repr駸ent馥s par des lettres et par des syllabes. Les lettres d駸ignaient invariablement chacune une corde d騁ermin馥 de l'馗helle, comme elles font encore aujourd'hui ; mais comme il n'y avait d'abord que six lettres, enfin que sept, et qu'il fallait recommencer d'octave en octave, on distinguait ces octaves par les figures des lettres. La premi鑽e octave se marquait par des lettres capitales de cette mani鑽e : *. A. B. etc. la seconde, par des caract鑽es courants g. a. b. ; et pour la sixte surnum駻aire, on employait des lettres doubles, gg, aa, bb, etc.
Quant aux syllabes, elles ne repr駸entaient que les noms qu'il fallait donner aux notes en les chantant. Or, comme il n'y avait que six noms pour sept notes, c'騁ait une n馗essit qu'au moins une m麥e nom ft donn deux diff駻entes notes ; ce qui se fit de mani鑽e que ces deux notes mi fa, ou la fa, tombassent sur les semi-tons. Par cons駲uent, d鑚 qu'il se pr駸entait un di鑚e ou un b駑ol qui amenait un nouveau semi-ton, c'騁aient encore des noms changer ; ce qui faisait donner le m麥e nom diff駻entes notes, et diff駻ents noms la m麥e note, selon le progr鑚 du chant ; et ces changements de noms s'appelaient muances.
On appelait donc ces muances par la gamme. A la gauche de chaque degr on voyait une lettre qui indiquait la corde pr馗ise appartenant ce degr. A la droite, dans les cases, on trouvait les diff駻ents noms que cette m麥e note devait porter en montant ou en descendant par b駲uarre ou par b駑ol, selon le progr鑚.
Les difficult駸 de cette m騁hode ont fait faire en divers temps plusieurs changements la gamme. La figure 10, Planche A, repr駸ente cette gamme, telle qu'elle est actuellement usit馥 en Italie. C'est peu pr鑚 la m麥e chose en Espagne et en Portugal, si ce n'est qu'on trouve quelquefois la derni鑽e place la colonne du b駲uarre, qui est ici la premi鑽e, o quelque autre diff駻ence aussi peu importante.
Pour se servir de cette 馗helle, si l'on veut chanter au naturel, on applique ut * de la premi鑽e colonne, le long de laquelle on monte jusqu'au la ; apr鑚 quoi, passant droite dans la colonne du b naturel, on nomme fa ; on monte au la de la m麥e colonne, puis on retourne dans la pr馗馘ente mi, et ainsi de suite ; ou bien on peut commencer par ut au C de la seconde colonne, arriv au la, passer mi dans la premi鑽e colonne, puis repasser dans l'autre colonne au fa. Par ce moyen l'une de ces transitions forme toujours un semi-ton, savoir la fa : et l'autre toujours un ton ; savoir, la mi. Par b駑ol, on peut commencer l'ut en c ou f, et faire les transitions de la m麥e mani鑽e, etc.
En descendant par b駲uarre ou quitte l'ut de la colonne du milieu pour passer au mi de celle par b駲uarre, ou au fa de celle par b駑ol ; puis descendant jusqu' l'ut de cette nouvelle colonne, on en sort par fa de gauche droite, par mi de droite gauche, etc.
Les Anglais n'emploient pas toutes ces syllabes, mais seulement les quatre premi鑽es, ut re mi fa, changeant ainsi de colonne de quatre en quatre notes, ou de trois en trois par une m騁hode semblable celle que je viens d'expliquer, si ce n'est qu'au lieu de la fa et de la mi, il faut muer par fa ut, et par mi ut.
Les Allemands n'ont point d'autre gamme que les lettres initiales qui marquent les sons fixes dans les autres gammes, et ils solfient m麥e avec ces lettres de la mani鑽e qu'on pourra voir au mot SOLFIER.
La gamme fran軋ise, autrement dite gamme du si, l钁e les embarras de toutes ces transitions. Elle consiste en une simple 馗helle de six degr駸 sur deux colonnes, outre celle des lettres. (Voyez Planche A, Fig.11.) La premi鑽e colonne gauche est pour chanter par b駑ol, c'est--dire avec un b駑ol la clef ; la seconde, pour chanter au naturel. Voil tout le myst鑽e de la gamme fran軋ise, qui n'a gu鑽e plus de difficult que d'utilit, attendu que toute autre alt駻ation qu'un b駑ol la met l'instant hors d'usage. Les autres gammes n'ont par-dessus celle-l que l'avantage d'avoir aussi une colonne pour le b駲uarre, c'est--dire pour un di鑚e la clef ; mais sitt qu'on y met plus d'un di鑚e ou d'un b駑ol (ce qui ne se faisait jamais autrefois), toutes ces gammes sont 馮alement inutiles.
Aujourd'hui que les musiciens fran軋is chantent tout au naturel, ils n'ont que faire de gamme. C sol ut, ut, et C ne sont pour eux que la m麥e chose. Mais dans le syst鑪e de Gui, ut et une chose, et C en est une autre fort diff駻ence ; et quand il a donn chaque note une syllabe et une lettre, il n'a pas pr騁endu en faire des synonymes ; ce qui et 騁 doubler inutilement les noms et les embarras.

GAVOTTE, s.f.:
Sorte de danse dont l'air est deux temps, et se coupe en deux reprises, dont chacune commence avec le second temps et finit sur le premier. Le mouvement de la gavotte est ordinairement gracieux, souvent gai, quelquefois aussi tendu et lent. Elle marque ses phrases et ses repos de deux et deux mesures.

GノNIE,s.m.:
Ne cherche point, jeune artiste, ce que c'est que le g駭ie. En as-tu, tu le sens en toi-m麥e. N'en as-tu pas, tu ne le connatras jamais. Le g駭ie du musicien soumet l'univers entier sont art. Il peint tous les tableaux par des sons ; il fait parler le silence m麥e ; il rend les id馥s par des sentiments, les sentiments par des accents ; et les passions qu'il exprime, il les excite au fond des coeurs. La volupt, par lui, prend de nouveaux charmes ; la douleur qu'il fait g駑ir arrache des cris ; il brle sans cesse et ne se consume jamais. Il exprime avec chaleur les frimats et les glaces ; m麥e en peignant les horreurs de la mort, il porte dans l'穃e ce sentiment de vie qui ne l'abandonne point, et qu'il communique aux coeurs faits pour le sentir. Mais h駘as! il ne sait rien dire ceux o son germe n'est pas, et ses prodiges sont peu sensibles qui ne les peut imiter. Veux-tu donc savoir si quelque 騁incelle de ce feu d騅orant t'anime? Cours, vole Naples 馗outer les chefs-d'oeuvre de Leo, de Durante, de Jommelli, de Pergol鑚e. Si tes yeux s'emplissent de larmes, si tu sens ton coeur palpiter, si des tressaillements t'agitent, si l'oppressions te suffoque dans tes transports, prends le M騁astase et travaille ; son g駭ie 馗hauffera le tien, tu cr馥ras son exemple : c'est l ce que fait le g駭ie, et d'autres yeux te rendront bientt les pleurs que les matres t'ont fait verser. Mais si les charmes de ce grand art te laissent tranquille, si tu n'as ni d駘ire ni ravissement, si tu ne trouves que beau ce qui transporte, oses-tu demander ce qu'est le g駭ie? Homme vulgaire, ne profane point ce nom sublime. Que t'importerait de le connatre? tu ne saurais le sentir : fais de la musique fran軋ise.

GENRE,s.m.:
Division et disposition du t騁racorde, consid駻 dans les intervalles des quatre sons qui le composent. On con輟it que cette d馭inition, qui est celle d'Euclide, n'est applicable qu' la musique grecque, dont j'ai parler en premier lieu.
La bonne constitution de l'accord du t騁racorde, c'est--dire l'騁ablissement d'un genre r馮ulier, d駱endait des trois r鑒les suivantes, que je tire d'Aristox鈩e.
La premi鑽e 騁ait que les deux cordes extr麥es du t騁racorde devaient toujours rester immobiles, afin que leur intervalle ft toujours celui d'une quarte juste ou du diatessaron. Quant aux deux cordes moyennes, elles variaient la v駻it ; mais l'intervalle du lichanos la mese ne devait jamais passer deux tons, ni diminuer au-del d'un ton ; de sorte qu'on avait pr馗is駑ent l'espace d'un ton pour varier l'accord du lichanos, et c'est la seconde r鑒le. La troisi鑪e 騁ait que l'intervalle de la parhypate, ou seconde corde l'hypate, n'exc馘穰 jamais celui de la m麥e parhypate au lichanos.
Comme en g駭駻al cet accord pouvait se diversifier de trois fa輟ns, cela constituait trois principaux genres ; savoir, le diatonique, le chromatique et l'enharmonique. Ces deux derniers genres, o les deux premiers intervalles faisaient toujours ensemble une somme moindre que le troisi鑪e intervalle, s'appelaient, cause de cela, genres 駱ais ou serr駸.(Voyez ノPAIS.)
Dans le diatonique, la modulation proc馘ait par un semi-ton, un ton, et un autre ton, si ut re mi ; et comme on y passait par deux tons cons馗utifs, de l lui venait le nom de diatonique. Le chromatique proc馘ait successivement par deux semi-tons et un h駑i-diton ou une tierce majeure, si, ut, ut di鑚e, mi ; cette modulation tenait le milieu entre celles du diatonique et de l'enharmonique, y faisant, pour ainsi dire, sentir diverses nuances de sons, de m麥e qu'entre deux couleurs principales on introduit plusieurs nuances interm馘iaires, et de l vient qu'on appelait ce genre chromatique ou color. Dans l'enharmonique, la modulation proc馘ait par deux quarts de ton, en divisant, selon la doctrine d'Aristox鈩e, le semi-ton majeur en deux parties 馮ales, et un diton ou une tierce majeure, comme si, si di鑚e enharmonique, ut, et mi : ou bien, selon les pythagoriciens, en divisant le semi-ton majeur en deux intervalles in馮aux, qui formaient, l'un le semi-ton mineur, c'est--dire notre di鑚e ordinaire, et l'autre le compl駑ent de ce m麥e semi-ton mineur au semi-ton majeur, et ensuite le diton, comme ci-devant, si, si di鑚e ordinaire, ut, mi. Dans le premier cas, les deux intervalles 馮aux du si l'ut 騁aient tous deux enharmoniques ou d'un quart de ton ; dans le second cas, il n'y avait d'enharmonique que le passage du si di鑚e l'ut, c'est--dire la diff駻ence du semi-ton mineur au semi-ton majeur, laquelle est le di鑚e appel de Pythagore, et le v駻itable intervalle enharmonique donn par la nature.
Comme donc cette modulation, dit M.Burette, se tenait d'abord tr鑚 serr馥, ne parcourant que de petits intervalles, des intervalles presque insensibles, on la nommait enharmonique, comme qui dirait bien jointe, bien assembl馥, prob coagmentata.
Outre ces genres principaux, il y en avait d'autres qui r駸ultaient tous des divers partages du t騁racorde, ou de fa輟ns de l'accorder diff駻entes de celles dont je viens de parler. Aristox鈩e subdivise le genre diatonique en syntonique et diatonique mol,(voyez DIATONIQUE.) et le genre chromatique en mol, h駑olien et tonique,(voyez CHROMATIQUE.) dont il donne les diff駻ences comme je les rapporte leurs articles. Aristide Quintilien fait mention de plusieurs autres genres particuliers, et il en compte six qu'il donne pour tr鑚 anciens ; savoir, le lydien, le dorien, le phrygien, l'ionien, le mixolydien,et syntonolydien. Ces six genres, qu'il ne faut pas confondre avec les tons ou modes de m mes noms, diff駻aient par leurs degr駸 ainsi que par leur accord ; les uns n'arrivaient pas l'octave, les autres l'atteignaient, les autres la passaient ; en sorte qu'ils participaient la fois du genre et du mode. On en peut voir le d騁ail dans le Musicien grec.
En g駭駻al, le diatonique se divise en autant d'esp鐵es qu'on peut assigner d'intervalles diff駻ents entre le semi-ton et le ton.
Le chromatique, en autant d'esp鐵es qu'on peut assigner d'intervalles entre le semi-ton et le di鑚e enharmonique.
Quant l'enharmonique, il ne se subdivise point.
Ind駱endamment de toutes ces subdivisions, il y avait encore un genre commun dans lequel on n'employait que des sons stables qui appartiennent tous les genres, et un genre mixte qui participait du caract鑽e de deux genres ou de tous les trois. Or, il faut bien remarquer que dans ce m駘ange des genres, qui 騁ait tr鑚 rare, on n'employait pas pour cela plus de quatre cordes, mais on les tendait ou rel稍hait diversement durant une m麥e pi鐵e ; ce qui ne parat pas trop facile pratiquer. Je soup輟nne que peut-黎re un t騁racorde 騁ait accord dans un genre, et un autre dans un autre ; mais les auteurs ne s'expliquent pas clairement l-dessus.
On dit dans Aristox鈩e (Liv.I Part.II.) que jusqu'au temps d'Alexandre le diatonique et le chromatique 騁aient n馮lig駸 des anciens musiciens, et qu'ils ne s'exer軋ient que dans le genre enharmonique, comme le seul digne de leur habilet ; mais ce genre 騁ait enti鑽ement abandonn du temps de Plutarque, et le chromatique aussi fut oubli, m麥e avant Macrobe.
L'騁ude des 馗rits des anciens, plus que le progr鑚 de notre musique, nous a rendu ces id馥s perdues chez leurs successeurs. Nous avons comme eux le genre diatonique, le chromatique, et l'enharmonique, mais sans aucunes divisions, et nous consid駻ons ces genres sous ces id馥s fort diff駻entes de celles qu'ils en avaient. C'騁aient pour eux autant de mani鑽es particuli鑽es de conduire le chant sur certaines cordes prescrites. Pour nous, ce sont autant de mani鑽es de conduire le corps entier de l'harmonie, qui forcent les parties suivre les intervalles prescrits par ces genres ; de sorte que le genre appartient encore plus l'harmonie qui l'engendre, qu' la m駘odie qui le fait sentir.
Il faut encore observer que, dans notre musique, les genres sont presque toujours mixtes ; c'est--dire, que le diatonique entre pour beaucoup dans le chromatique, et que l'un et l'autre sont n馗essairement m麝駸 l'enharmonique. Une pi鐵e de musique tout enti鑽e dans un seul genre serait tr鑚 difficile conduire et ne serait pas supportable ; car dans le diatonique, il serait impossible de changer de ton, dans le chromatique, on serait forc de changer de ton chaque note, et dans l'enharmonique il n'y aurait absolument aucune sorte de liaison. Tout cela vient encore des r鑒les de l'harmonie, qui assujettissent la succession des accords certaines r鑒les incompatibles avec une continuelle succession enharmonique ou chromatique, et aussi de celle de la m駘odie, qui n'en saurait tirer de beaux chants. Il n'en toit pas de m麥e des genres des anciens. Comme les t騁racordes 騁aient 馮alement complets, quoique divis駸 diff駻emment dans chacun des trois syst鑪es, si dans la m駘odie ordinaire un genre et emprunt d'un autre d'autres sons que ceux qui se trouvaient n馗essairement communs entre eux, le t騁racorde aurait eu plus de quatre cordes, et toutes les r鑒les de leur musique auraient 騁 confondues.
M.Serre de Gen钁e a fait la distinction d'un quatri鑪e genre duquel j'ai parl dans son article.(Voyez DIACOMMATIQUE.)

GIGUE,s.f.:
Air d'une danse de m麥e nom, dont la mesure est six-huit et d'un mouvement assez gai. Les op駻a fran軋is contiennent beaucoup de gigues, et les gigues de Correlli ont 騁 longtemps c駘鐫res : mais ces airs sont enti鑽ement pass駸 de mode ; on n'en fait plus du tout en Italie, et l'on n'en fait plus gu鑽e en France.

GOUT,s.m.:
De tous les dons naturels le got est celui qui se sent le mieux et qui s'explique le moins ; il ne serait pas ce qu'il est, si l'on pouvait le d馭inir, car il juge des objets sur lesquels le jugement n'a plus de prise, et sert, si j'ose parler ainsi, de lunettes la raison.
Il y a, dans la m駘odie, des chants plus agr饌bles que d'autres, quoique 馮alement bien modul駸 ; il y a, dans l'harmonie, des choses d'effet et des choses sans effet, toutes 馮alement r馮uli鑽es ; il y a dans l'entrelacement des morceaux un art exquis de faire valoir les uns par les autres, qui tient quelque chose de plus fin que la loi des contrastes. Il y a dans l'ex馗ution du m麥e morceau des mani鑽es diff駻entes de le rendre, sans jamais sortir de son caract鑽e : de ces mani鑽es, les unes plaisent plus que les autres, et loin de les pouvoir soumettre aux r鑒les, on ne peut pas m麥e les d騁erminer. Lecteur, rendez-moi raison de ces diff駻ences, et je vous dirai ce que c'est que le got.
Chaque homme a un got particulier par lequel il donne aux choses qu'il appelle belles et bonnes un ordre qui n'appartient qu' lui. L'un est plus touch des morceaux path騁iques, l'autre aime mieux les airs gais. Une voix douce et flexible changera ses chants d'ornements agr饌bles, une voix sensible et forte animera les siens des accents de la passion. L'un cherchera la simplicit dans la m駘odie : l'autre fera cas des traits recherch駸 : et tous deux appelleront 駘馮ance le got qu'ils auront pr馭駻. Cette diversit vient, tantt de la diff駻ente disposition des organes, dont le got enseigne tirer parti, tantt du caract鑽e particulier de chaque homme, qui le rend plus sensible un plaisir ou un d馭aut qu' un autre, tantt de la diversit d'稟e ou de sexe, qui tourne les d駸irs vers des objets diff駻ents. Dans tous ces cas, chacun n'ayant que son got opposer celui d'un autre, il est 騅ident qu'il n'en faut point disputer.
Mais y a aussi un got g駭駻al sur lequel tous les gens bien organis駸 s'accordent ; et c'est celui-ci seulement auquel on peut donner absolument le nom de got. Faites entendre un concert des oreilles suffisamment exerc馥s et des hommes suffisamment instruits, le plus grand nombre s'accordera, pour l'ordinaire, sur le jugement des morceaux et sur l'ordre de pr馭駻ence qui leur convient. Demandez chacun raison de son jugement, il y a des choses sur lesquelles ils la rendront d'un avis presque unanime : ces choses sont celles qui se trouvent soumises aux r鑒les ; et ce jugement commun est alors celui de l'artiste ou du connaisseur. Mais de ces choses qu'ils s'accordent trouver bonnes ou mauvaises, il y en a sur lesquelles ils ne pourront autoriser leur jugement par aucune raison solide et commune tous ; et ce dernier jugement appartient l'homme de got. Que si l'unanimit parfaite ne s'y trouve pas, c'est que tous ne sont pas 馮alement bien organis駸, que tous ne sont pas gens de got, et que les pr駛ug駸 de l'habitude ou de l'馘ucation changent souvent, par des conventions arbitraires, l'ordre des beaut駸 naturelles. Quant ce got, on en peut disputer, parce qu'il n'y en a qu'un qui soit le vrai : mais je ne vois gu鑽e d'autre moyen de terminer la dispute que celui de compter les voix, quand on ne convient pas m麥e de celle de la nature. Voil donc ce qui doit d馗ider de la pr馭駻ence entre la musique fran軋ise et l'italienne.
Au reste, le g駭ie cr馥, mais le got choisit ; et souvent un g駭ie trop abondant a besoin d'un censeur s騅鑽e qui l'emp鹹he d'abuser de ses richesses. Sans got on peut faire de grandes choses ; mais c'est lui qui les rend int駻essantes. C'est le got qui fait saisir au compositeur les id馥s du po鑼e ; c'est le got qui fournit l'un et l'autre tout ce qui peut orner et faire valoir leur sujet ; et c'est le got qui donne l'auditeur le sentiment de toutes ces convenances. Cependant le got n'est point la sensibilit. On peut avoir beaucoup de got avec une 穃e froide, et tel homme transport des choses vraiment passionn馥s est peu touch des gracieuses. Il semble que le got s'attache plus volontiers aux petites expressions, et la sensibilit aux grandes.

GOUT-DU-CHANT:
C'est ainsi qu'on appelle en France l'art de chanter ou de jouer les notes avec les agr駑ents qui leur conviennent, pour couvrir un peu la fadeur du chant fran軋is. On trouve Paris plusieurs matres de got-de-chant, et ce got a plusieurs termes qui lui sont propres ; on trouvera les principaux au mot AGREMENS.
Le got-de-chant consiste aussi beaucoup donner artificiellement la voix du chanteur le timbre, bon ou mauvais, de quelque acteur ou actrice la mode. Tantt il consiste nasillonner, tantt canarder, tantt chevroter, tantt glapir : mais tout cela sont des gr稍es passag鑽es qui changent sans cesse avec leurs auteurs.

GRAVE OU GRAVEMENT:
Adverbe qui marque lenteur dans le mouvement, et de plus, une certaine gravit dans l'ex馗ution.

GRAVE,adj., est oppos aigu. Plus les vibrations du corps sonore sont lentes, plus le son est grave.(Voyez SON, GRAVITノ.)

GRAVITノ,s.f.:
C'est cette modification du son par laquelle on le consid鑽e comme grave ou bas par rapport d'autres sons qu'on appelle hauts ou aigus. Il n'a point dans la langue fran軋ise de corr駘atif ce mot ; car celui d'acuit n'a pu passer.

La gravit des sons d駱end de la grosseur, longueur, tension des cordes, de la longueur et du diam鑼re des tuyaux, et en g駭駻al du volume et de la masse des corps sonores. Plus ils ont de tout cela, plus leur gravit est grande ; mais il n'y a point de gravit absolue, et nul son n'est grave ou aigu que par comparaison.

GROS-FA:
Certaines vieilles musiques d'馮lise, en notes quarr馥s, rondes, ou blanches, s'appelaient jadis du gros-fa.

GROUPE,s.m.:
Selon l'abb Brossard, quatre notes 馮ales et diatoniques, dont la premi鑽e et la troisi鑪e sont sur le m麥e degr, forment un groupe. Quand la deuxi鑪e descend et que la quatri鑪e monte, c'est groupe ascendant ; quand la deuxi鑪e monte et que la quatri鑪e descend, c'est groupe descendant ; il ajoute que ce nom a 騁 donn ces notes cause de la figure qu'elles forment ensemble.
Je ne me souviens pas d'avoir jamais ou employer ce mot, en parlant, dans le sens que lui donne l'abb Brossard, ni m麥e de l'avoir lu dans le m麥e sens ailleurs que dans son dictionnaire.

GUIDE,s.f.:
C'est la partie qui entre la premi鑽e dans une fugue et annonce le sujet.(Voyez FUGUE.) Ce mot, commun en Italie, est peu usit en France dans le m麥e sens.

GUIDON,s.m.:
Petit signe de musique, lequel se met l'extr駑it de chaque port馥 sur le degr o sera plac馥 la note qui doit commencer la port馥 suivante. Si cette premi鑽e note est accompagn馥 accidentellement d'un di鑚e, d'un b駑ol, ou d'un b駲uarre, il convient d'en accompagner aussi le guidon.
On ne se sert plus de guidons en Italie, surtout dans les partitions o, chaque port馥 ayant toujours dans l'accolade sa place fixe, on ne saurait gu鑽e se tromper en passant de l'une l'autre. Mais les guidons sont n馗essaires dans les partitions fran軋ises, parce que, d'une ligne l'autre, les accolades embrassant plus ou moins de port馥s, vous laissent dans une continuelle incertitude de la port馥 correspondante celle que vous avez quitt馥.

GYMNOPノDIE,s.f.:
Air ou nome sur lequel dansaient nu les jeunes Lac馘駑oniennes.

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